La France : des milieux métropolitains et ultramarins entre valorisation et protection
Problématique : Comment concilier valorisation et protection des milieux en France ?
I/ Les Alpes, un milieu montagnard valorisé et vulnérable
A. Le milieu alpin protégé et valorisé
B. Les Alpes vulnérables aux effets du changement climatique.
Etude de cas du manuel p. 264-265 et 266 édition Hachette
II/ Des milieux riches, fortement valorisés
Comment les milieux métropolitains et ultra-marins sont-ils valorisés ?
A. La France, des milieux riches et divers
Climats, reliefs, etc. Cf. cartes. Synthèse du cours du manuel Hachette pages 306-307 :
La diversité des climats et des milieux naturels est un atout pour la France hexagonale. Les territoires ultramarins enrichissent la variété des milieux naturels. D'ailleurs, la France est le seul pays à posséder des récifs coralliens dans trois océans. Les ressources des milieux français sont multiples : le potentiel agricole et forestier est important et les ressources renouvelables sont variées : hydrauliques, solaires.
B. Des milieux fortement valorisés
Les aménagements réalisés visent la valorisation des milieux. Il n'y a donc plus de milieu naturel en France. Les aménagements ont pour objectif de valoriser les milieux afin de répondre aux besoins des français : des barrages hydroélectriques, des infrastructures de transport (autoroutes, ports, aéroports), des logements périurbains qui favorisent l'étalement urbain. En outre, les paysages sont de plus en plus valorisés et acquièrent une valeur patrimoniale et marchande. Cela repose sur des éléments naturels comme le lagon calédonien ou sur des activités qui changent le paysage comme les vignobles bourguignons.
III/ Protéger les milieux face aux dangers de la valorisation
Pourquoi et comment protéger les milieux ?
A. Des milieux fragilisés et menacés
Certains aménagements fragilisent les milieux : chaque année, entre 20 000 et 30 000 hectares sont artificialisés en France. L'élevage intensif breton est responsable de l'accumulation de nitrates dans les nappes phréatiques et de la proliférations d'algues vertes produisant des gaz toxiques sur le littoral costarmoricain.
La France est exposée à l'ensemble des aléas naturels présents sur la planète : inondations, sécheresses et tempêtes sont les plus fréquents. L'aléa cyclonique existe pour toutes les îles tropicales, les séismes pour les Antilles. les risques technologiques se concentrent dans les territoires très industrialisés. Le changement climatique accroît l'intensité des aléas.
B. Des risques aggravés par l'action humaine
(synthèse des cours du manuel Hachette pages 307 et 310)
Les constructions près des fleuves ou des littoraux, l'imperméabilisation des sols et l'arrachage des haies augmentent les inondations. Un quart de la population française vit sous le risque d'inondation. De plus, la pression touristique en montagne multiplie le risque de glissement de terrain.
L'activité agricole conventionnelle utilise encore des produits phytosanitaires polluants pour l'eau et dangereux pour la santé (des agriculteurs surtout, des consommateurs/citoyens riverains parfois). L'utilisation massive d'énergie fossile par l'industrie française entraîne un fort rejet de CO2 dans l'atmosphère. La politique étatique ne favorise pas les transports ferroviaires à l'échelle nationale pour aider les automobilistes à diminuer leurs trajets.
C. Protection des milieux et gestion des risques
La France privilégie les politiques de prévention pour limiter la vulnérabilité (alertes météo France par exemple). C'est aussi un pays qui participe activement aux COP visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Les normes de construction sont adaptées selon les territoires, notamment dans les îles pour faire face aux cyclones.
Concernant la protection des milieux, l'Etat français protège les milieux les plus fragiles en créant des parcs naturels. Le Conservatoire du Littoral protège la biodiversité des côtes. La France est aidée dans ces projets par l'Union Européenne. En revanche, la France est en retard pour la part des énergies renouvelables dans sa production électrique : 25 % contre presque 40 % en moyenne dans l'Union Européenne.
L'aménagement suscite donc des conflits d'usage entre les protecteurs de l'environnement et certains acteurs économiques, les collectivités locales et les résidents. Les méthodes pour protéger l'environnement font débat car certains prônent la sanctuarisation, c'est-à-dire l'interdiction de toute activité humaine. De même, l'énergie nucléaire (qui représente 63 % de notre production d'électricité), si elle rejette peu de gaz à effet de serre, pose la question du traitement des déchets nucléaires. Seule la coopération des acteurs facilite la gestion durable des milieux et des ressources. Ex : EDF collabore avec la ligue de protection des oiseaux depuis les années 1980 pour les protéger des accidents liés aux câbles électriques à haute tension.